C.I.F.L Comité Interprofessionnel des Fournisseurs du laboratoire CIFL

Etude de Marché régionale : Auvergne-Rhône-Alpes et PACA

Le 31 Mars 2016

Etude de Marché régionale : Auvergne-Rhône-Alpes et PACA

A l'occasion de la tenue de Forum LABO à Lyon les 30 et 31 mars 2016, le Comité Interprofessionnel des Fournisseurs de Laboratoires (C.I.F.L) a demandé à Alcimed d’analyser le potentiel de marché pour ses adhérents des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Celles-ci concentrent en effet des acteurs et filières dynamiques qui en font des territoires de première importance sur les principaux segments du laboratoire : recherche académique, chimie ou encore pharma-biotechs.

Une forte implantation industrielle et une R&D dynamique

Sur le plan industriel, les 2 régions hébergent certains des principaux sites de production et de R&D de grands groupes français. Parmi ces sites, les filiales Pasteur et Mérial du groupe Sanofi, implanté à Lyon et ses environs, emploient plus de 1 000 personnes en R&D. Le groupe Saint-Gobain a choisi Cavaillon, en PACA, pour implanter son Centre de Recherche et d’Etudes Européen, qui travaille sur la caractérisation et le développement de nouveaux matériaux. Le céréalier Limagrain a conservé une partie importante de ses activités de production et de recherche en Auvergne, son berceau historique.  

Aux côtés de ces entreprises de dimension internationale, les régions d’étude voient également l’émergence de nombreuses PME et start-ups dans des secteurs à forte innovation technologique, comme la production de nouvelles énergies ou les biotechnologies. Dans ce dernier domaine, des sociétés comme Metabolic Explorer ou Greentech positionne l’Auvergne-Rhône-Alpes comme un territoire d’excellence dans les biotechs pour la santé et la nutrition, avec l’appui de structures transversales d’innovation comme le pôle de compétivité Lyonbiopôle ou l’IRT Bioaster. En PACA, l’expertise régionale porte également sur les biotechs de la santé mais également sur les biotechs dites « bleues », issues de la mer, autour de centres de renommée internationale comme l’IFREMER.  

Ce tissu d’acteurs innovants permet à l’Auvergne-Rhône-Alpes et PACA de se positionner respectivement aux 2e et 4e places en termes de volumes d’investissements industriels au niveau national. Et la R&D publique n’est pas en reste. En biologie médecine, par exemple, les régions bénéficient de la présence de laboratoires comme SFR Biosciences (Lyon) ou le Laboratoire européen de biologie moléculaire (Grenoble), et de l’activité régionale de structures nationales comme l’Inserm ou l’INRA (délégations régionales à Clermont-Ferrand et Aix-en-Provence). Associée à deux autres segments clés pour le marché du laboratoire, la biologie-médecine, la chimie et les sciences agro-écologiques représenteraient ainsi près de 1,1 milliard d’euros d’investissements publics de R&D sur ces 3 régions.   

Plus de 20 % du marché du laboratoire

Conséquence de ce dynamisme, Auvergne-Rhône-Alpes et PACA représentent un marché à fort potentiel pour les fournisseurs de laboratoire. Au total, celui-ci s’élèverait à plus de 400 millions d’euros, soit un peu plus de 20 % du marché national. 

Les segments académiques et pharma-biotechs concentreraient à eux-seuls près de 60 % de ce marché avec un potentiel estimé respectivement à 150 et 90 millions d’euros. Avec 16 % du marché et 65 millions d’euros, le segment de marché chimie-matériaux arrive en troisième position.

Grâce notamment à la puissance de son industrie pharmaceutique et chimique, Auvergne-Rhône-Alpes représente près de 70 % du marché total. Les investissements en PACA sont tirés par un secteur pharma-biotech fort, mais aussi (et surtout) par une recherche académique conséquente et des secteurs d’expertise régionale comme la cosmétique.

Des perspectives favorables à court et moyen terme

Si une stagnation sur le segment académique peut être attendue dans un contexte plus général de rationalisation/mutualisation des dépenses de R&D des laboratoires publics, une progression du marché du laboratoire peut être anticipée dans les régions d’étude. Celle-ci devrait être en particulier tirée par les biotechnologies, la R&D dans le domaine des matériaux innovants et les technologies pour l’énergie et l’environnement. 

Ces perspectives peuvent être confortées par les nombreux investissements et projets en cours dans ces domaines : projet Henri-Fabre autour de l’Etang en Berre ; mise en route de la plateforme scientifique de Rovaltain près de Valence, spécialisée en écotoxicologie ; Concours New Deal Biotech en Auvergne, etc. qui représentent autant de nouveaux débouchés sur le marché du laboratoire.